La Médecine du XVIIème-XVIIIème siècle

La pratique d'une saignée

Aux XVIIème et XVIIIéme siècles, la propreté et l'hygiène ne faisaient pas partie des préoccupations de la population, aussi bien dans les milieux agricoles qu'urbains. A l'époque, aucune lien n'était fait entre la maladie et l'hygiène ou encore la qualité de l'alimentation, bien qu'il y ait une vague notion de ce qui était nuisible à la santé. 

L'emploi du savon et de l'eau pour se laver étant considéré comme dangereux pour le corps, le bain n'était plus pratiqué. Or, en milieu urbain, les habitants vivaient dans des conditions déplorables, dans des espaces très exigus, sans aucune hygiène, ce qui favorisait largement la propagation des maladies.

A l'époque, la classification de Galien, une théorie selon laquelle les maladies étaient dues à un excès de chaleur, de froid, de sécheresse ou d'humidité, était encore utilisée. En conséquence, des remèdes quelque peu fantaisistes étaient apportés à ces maladies, comme l'évoque Samuel Hahnemann, père fondateur de l'homéopathie : "la saignée, les antiphlogistiques, les bains tièdes, les boissons diluantes, la diète, les dépuratifs, les éternels purgatifs et énémas constituent le cercle vicieux dans lequel tournent sans cesse les médecins allemands".

C'est à cette époque, où la médecine est encore balbutiante, qu'apparaissent les prémisses de ce qui deviendra l'homéopathie, sous la houlette d'un homme sortant des sentiers battus : Samuel Hahnemann.