La Mémoire de l'Eau

Le fonctionnement de l'homéopathie fait potentiellement intervenir de ce qui est appelé la "mémoire de l'eau".

D’après Jacques Benveniste,immunologiste du XXème siècle, même en l'absence de la moindre trace d’une molécule dans l'eau, celle-ci serait capable de garder en mémoire des substances qui y ont séjourné. En effet, dans un article très polémique publié en 1988 dans le magazine Nature, où il s'emploie à expliquer le fonctionnement de l'homéopathie, il suggére le fait que l'eau soit capable de transporter de l'information. S'appuyant sur ses recherches sur les allergies, son équipe signale que les solutés soumis à diverses dilutions et traitements, et où il n'y a plus trace de molécule, montrent néanmoins des effets biologiques divergents de ceux de l’eau d'origine. L’eau pourrait donc, théoriquement, s'imprégner de certaines énergies. Cette démonstration expliquerait l'efficacité de l'homéopathie bien que, suite aux dilutions infinitésimales, le médicament ne présente souvent plus aucune trace de la substance de départ. Le principe de mémoire de l'eau indiquerait le fait que l'eau contienne, néanmoins, encore une présence de cette substance.

A plusieurs reprises, il a été tenté de vérifier cette théorie par des expériences, notamment en plaçant un flacon d'eau entre des hauts-parleurs diffusant de la musique, puis en les congelant. Les résultats de cette expérience, photographiés par le japonais Masaru Emoto, sont les suivants (cliquer sur chaque image pour visualiser la légende) :

Cristaux obtenus avec exposition à la musique harmonieuse

Cristal auquel on a fait écouté de la musique heavy metal

Toutefois, cette étude, jugée fantaisiste, a été vigoureusement décriée et a déclenché une forte polémique parmi les scientifiques. Pour beaucoup d'entre eux, d'une manière générale, la démarche de Jacques Benveniste relative à la mémoire de l'eau est incorrecte, imprécise et donc indigne de confiance. Ce dernier fut exclu de l'INSERM en 1995.